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  • Mon expérience Ironman 70.3 : erreurs à éviter et conseils de préparation

    🏊🚴‍♂️🏃 Mon premier Ironman 70.3 : tout ce que j’aurais aimé savoir avant

    Cette année, j’ai terminé mon tout premier Ironman 70.3, au Frenchman de Carcans:
    👉 1,9 km de natation, 90 km de vélo, et 21 km de course à pied.
    Un semi-Ironman, aussi appelé half Ironman, format L, ou tout simplement triathlon format 70.3 (pour 70.3 miles au total).

    Et crois-moi : on en ressort transformé.

    Si tu prépares ton premier Ironman 70.3, ce guide va t’éviter les erreurs classiques, t’aider à mieux t’entraîner, et te montrer que oui, tu peux finir.


    ⚡ 1. Croire que l’Ironman 70.3 est réservé aux pros

    C’est LA première erreur. On pense souvent que les triathlons longue distance sont réservés à une élite. Faux.

    Même si c’est exigeant, un Ironman 70.3 est accessible à toute personne motivée et structurée.

    💬 « Je suis pas prêt·e. Je suis pas assez bon·ne. Je vais abandonner. »

    Ce discours, je l’ai eu aussi. Mais la vérité, c’est que si tu t’entraînes sérieusement, tu passes la ligne.

    ✅ Conseil :

    • Suis un plan d’entraînement Ironman 70.3 (entre 12 et 20 semaines)
    • Priorise la régularité > l’intensité
    • Ne t’inquiète pas d’avoir “le niveau”, construis-le, séance après séance

    Donc oui, c’est totalement possible de finir un Ironman 70.3 en tant que débutant !


    💪 2. Sous-estimer l’entraînement (et surestimer le jour de l’ironman 70.3, donc la course)

    Ce qui surprend le plus ?

    La course, c’est la récompense. L’entraînement, c’est la vraie difficulté.

    Tu vas vivre :

    • des longues sorties sous la pluie
    • des réveils avant l’aube
    • des moments où tu doutes
    • des journées où tu veux tout abandonner

    Mais c’est ça, ton Ironman 70.3 : il se joue bien avant le départ.

    ✅ Conseil :

    • Prévois des “bricks” (vélo ➝ course)
    • Anticipe la fatigue mentale
    • Garde en tête que la finish line commence dès le plan d’entraînement

    ⏱️ 3. Se fixer un chrono… déconnecté de la réalité

    On a tous un temps rêvé.
    Mais en Ironman 70.3, c’est ton entraînement qui décide, pas ton ego.

    « J’espérais 6h, j’ai fait 6h45. Et c’est parfait. »

    ✅ Conseil :

    • Sois réaliste : base-toi sur tes allures testées
    • Privilégie un objectif “finisher” plutôt qu’un chrono
    • Garde une marge pour les imprévus (crampes, météo, fatigue)

    Le temps moyen pour un Ironman 70.3 amateur est environ 6h05. Les hommes complètent cette distance en moyenne en 5h50, tandis que les femmes prennent environ 6h28. Personnelement je l’ai fini en 6h36 !


    🌊 4. Penser que la natation sera “facile”

    1,9 km, c’est long. Et tu nages avec des centaines d’autres personnes. Dans mon cas, on était 2500 au départ !
    Le départ, c’est une machine à laver humaine.

    Je me suis pris des coups, j’ai bu la tasse, j’ai paniqué.

    ✅ Conseil natation Ironman 70.3 :

    • Entraîne-toi en eau libre
    • Apprends à flotter et respirer en situation de stress
    • Bascule sur le dos si nécessaire
    • Gère ton énergie : pars doucement

    Donc c’est primordial de gérer la natation en Ironman 70.3, je t’invite vivement à checker les conseils natation en triathlon pour nous pas avoir de surprise le jour de la course !


    🚴 5. Oublier que le vélo, c’est la clé… et le piège

    J’ai adoré cette partie… jusqu’à ce que je réalise que j’avais oublié mes gels.
    Résultat : fringale, coup de mou, perte de temps.

    Le vélo, c’est 50 % de ta course. Si tu flanches ici, la course à pied devient un enfer.

    ✅ Checklist nutrition vélo :

    • Prévois des ravitos toutes les 20 min
    • Gels + boisson isotonique + eau
    • Entraîne-toi à manger sur le vélo
    • Teste ta position, ta selle, ton confort

    A toi de voir selon tes ressentis et besoin quoi manger pendant un Ironman 70.3. C’est très important que tu testes au préalable la nutrition vélo spécifique au triathlon longue distance.


    🏃 6. Croire que le semi-marathon, c’est “juste courir”

    C’est le piège. Après 4 à 5h d’effort, ton corps est cuit.
    La course à pied devient 100 % mentale.

    ✅ Conseils course à pied Ironman 70.3 :

    • Pratique les transitions vélo ➝ course à l’entraînement
    • Accepte de courir lentement
    • Fractionne mentalement : “jusqu’au prochain ravito”

    Il n’y a pas de secret de comment gérer la course à pied en Ironman 70.3, le mieux c’est de se préparer un maximum !


    ✨ 7. Ne pas profiter du moment

    Malgré l’effort, malgré la douleur : ça passe vite. Trop vite.
    À l’arrivée, tu veux déjà recommencer.

    ✅ Profite :

    • Regarde les spectateurs
    • Remercie les bénévoles
    • Souris sur la ligne
    • Sois fier·e : tu fais un truc extraordinaire

    ✅ Récap : erreurs à éviter en Ironman 70.3

    ❌ Erreur✅ Ce qu’il faut faire
    Se sous-estimerSuivre un plan réaliste
    Viser un chrono irréalisteAccepter son niveau
    Ne pas tester son matosTester tout avant
    Oublier les ravitosChecklists !
    Faire l’impasse sur les transitionsIntégrer des “bricks”
    Se focaliser uniquement sur la perfVivre l’expérience

    🔗 Ressources complémentaires


    🏁 Conclusion : tu peux le faire

    Finir un Ironman 70.3, ce n’est pas seulement une question de forme physique.
    C’est un défi global : mental, logistique, émotionnel.
    Mais c’est aussi l’une des expériences les plus marquantes de ta vie.

    🎯 Structure-toi. Entraîne-toi. Oublie la perfection. Vise la régularité.
    Et surtout : crois en toi.


    💬 Des questions ? Besoin de conseils personnalisés ou de partager ton expérience ?
    📩 Écris-moi sur Insta : @lauren_bdr

    🤔 FAQ

    Est-ce que tout le monde peut finir un Ironman 70.3 ?

    Oui. Avec un entraînement progressif, une stratégie nutritionnelle, et un mental solide, même un·e amateur·e peut franchir la ligne d’un Ironman 70.3.

    Combien de temps faut-il pour préparer un Ironman 70.3 ?

    En moyenne, 12 à 20 semaines. Cela dépend de ton niveau de départ, du temps disponible, et de tes objectifs (finisher vs chrono).

    Quelle est la difficulté principale d’un Ironman 70.3 ?

    L’enchaînement des disciplines, la gestion de la fatigue, et la nutrition. Le plus dur est souvent l’entraînement, plus que la course elle-même.

  • Mon avis sur Charlotte: un portrait saisissant d’une vie interrompue (no spoiler)

    Publié en 2014, Charlotte de David Foenkinos est une biographie romancée qui retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste juive allemande assassinée à Auschwitz en 1943. Foenkinos choisit ici une forme très particulière : une narration en phrases courtes, souvent posées une par une, sans paragraphes classiques. Ce choix formel peut surprendre, mais il fonctionne.

    J’ai trouvé cette écriture d’une grande justesse. Elle dit beaucoup avec très peu. Chaque phrase compte, rien n’est décoratif. Il y a plus de contenu dans ces blocs brefs que dans bien des pages romancées. Foenkinos cite souvent Charlotte ou s’adresse directement à elle, mais sans effet. Le ton reste simple, factuel, presque retenu et c’est ce qui rend le texte fort.

    Ce roman a été couronné par le Prix Renaudot et le Prix Goncourt des lycéens en 2014. Deux distinctions majeures qui saluent la force de ce récit, entre exigence littéraire et puissance émotionnelle.

    allemagne nazi charlotte salomon
    Allemagne Nazi
    atelier charlotte salomon
    Atelier de Charlotte

    Une vie marquée par la peur, l’exil et la création

    On suit le parcours de Charlotte de manière linéaire, de son enfance à sa mort. La famille est instable, marquée par plusieurs suicides. Puis vient la montée du nazisme, les lois antijuives, la fuite, l’exil en France, et la solitude. Dans ce contexte, Charlotte peint. Elle crée Vie ? ou théâtre ?, une œuvre autobiographique unique, qu’elle réalise dans l’urgence, consciente que le temps lui échappe. Le livre ne dramatise pas cette histoire. Il la restitue telle qu’elle est : dure, injuste, implacable.

    Une forme au service du fond

    La forme n’est pas un exercice de style gratuit. Elle épouse le fond. Ces phrases isolées, ce rythme découpé, traduisent l’éclatement d’une vie, l’impossibilité d’un récit continu. Cela donne aussi beaucoup d’espace au lecteur. On avance vite, mais chaque phrase peut s’arrêter longtemps dans la tête. Certaines m’ont marqué durablement.

    charlotte salomon david foenkinos
    Un livre, une réaction

    En bref : ⭐⭐⭐⭐☆

    Un livre sublime, dense, sobre. Il se lit plus comme un long poème narratif que comme un roman classique. L’écriture est remarquable, la forme sert parfaitement le fond, et la lecture laisse une empreinte durable. Un texte à part, à lire d’un seul souffle. Par ici pour découvrir d’autres livres!

  • Spartan Race : astuces, entraînement et équipement pour réussir sans assistance

    La Spartan Race est un défi extrême, combinant course, obstacles, boue, et dépassement de soi. La terminer est déjà une victoire. La réussir sans aucune aide extérieure, c’est une véritable démonstration de force physique et mentale.

    Voici tout ce qu’il faut savoir pour affronter chaque obstacle en autonomie, sans tricher, sans aide, sans raccourci. Prépare-toi à devenir ton propre coéquipier.

    La Spartan Race est un défi extrême

    Entraînement : construire un corps pour la Spartan Race

    Renforcement musculaire fonctionnel

    Inutile de faire du body-building : la Spartan Race demande un corps efficace, endurant et mobile.

    Les zones-clés à travailler :

    atlas carry spartan race

    Ne néglige pas les burpees

    Ils sont quasiment inévitables, surtout si tu te lances sans assistance. Même bien préparé, il suffit d’un seul échec (sur monkey bars, rig, corde humide…) pour en faire 30 d’un coup.

    Personnellement, j’ai fait trois Spartan Sprint (5 km) à Verbier et Sainte-Croix, et cette année j’ai terminé ma première Super (10 km) à Sainte-Croix, avec plus de 100 burpees au compteur.

    Il faisait 34°C, avec +500 m de dénivelé positif. Autant dire que la fatigue musculaire devient un vrai facteur, surtout après plusieurs obstacles ratés ou simplement l’usure de la chaleur.

    💥 Moralité : prépare-toi à encaisser les burpees même fatigué. Fais-en en fin de séance, en fractionné, ou après des portages pour simuler la course.


    🏃‍♂️ Cardio spécifique : pas de perf sans souffle

    La Spartan, ce n’est pas un simple trail. C’est de la course fractionnée par des efforts très intenses.

    Simulation d’enchaînements pour la Spartan Race

    👉 Exemple de circuit :

    • 400 m de course
    • Grimper de corde
    • 20 burpees
    • Transport de charge

    Répéter 4 à 6 fois sans repos

    trail running spartan race

    Endurance mixte

    • Trail running vallonné
    • Sprints en côte
    • Séances HIIT 45/15

    🎯 Objectif : tenir le choc sur 1 à 2 h d’efforts non linéaires.

    Si par ailleurs tu souhaites perdre du poids sainement, je t’invite à te renseigner ici.


    🧗 Techniques d’obstacles : réussir seul sa Spartan Race

    Grimper à la corde sans aide

    • Apprends la technique J-hook
    • Entraîne-toi à froid et après burpees
    obstacle spartan race montée de corde

    Franchir un mur seul

    • Travail de l’explosivité, du timing, du gainage
    • Utilise le genou + triceps pour passer la hanche

    Gérer les monkey bars et rig

    • Bras tendus = économie d’énergie
    • Balancier contrôlé
    • Travaille la confiance sur le mouillé
    monkey bar rig spartan race

    🎒 Équipement : penser performance et protection

    Des chaussures adaptées

    • Crampons 5 mm+
    • Drainage rapide
    • Grip sur bois/corde

    👟 Ex : Inov-8 X-Talon, Salomon Speedcross

    Magnésie liquide

    • La magnésie est indispensable sur rig ou corde mouillée
    • Format liquide = propre, rapide, efficace

    Vêtements longs adaptés à la Spartan Race

    • T-shirt technique manches longues
    • Legging

    Protègent des brûlures sur corde, écorchures en rampant, frottements sur obstacles

    💡 Tu seras content d’avoir un tissu entre ta peau et une corde brûlante après 8 km et 34°…

    Ceinture

    • Une ceinture est super utile pour magnésie, gel, pansements, flask
    spartan race obstacle

    🧠 Mental : ton moteur invisible

    Prépare-toi à souffrir seul lors de la Spartan Race

    Sans coéquipiers pour t’aider, tu dois être ton propre coach, ton propre motivateur pour réussir ta Spartan Race.

    Anticipe les moments durs

    Dans ma Super de Ste-Croix 2025, j’ai senti la fatigue arriver bien avant la fin. À 34°, en montée, avec déjà 60 burpees dans les jambes, chaque erreur coûte encore plus cher.

    Il ne s’agit pas d’éviter l’échec. Il s’agit de l’intégrer dans ta stratégie.

    Mental de guerrier solitaire

    • Visualise les obstacles avant la course
    • Planifie les burpees comme un “plan B”
    • Célèbre chaque passage réussi sans aide

    ✅ Check-list finale pour la Spartan Race

    • Je peux faire 100 burpees sans m’écrouler
    • Je grimpe une corde seul (J-hook)
    • Je franchis un mur sans boost
    • Mon grip tient malgré la sueur
    • Mes vêtements me protègent sans gêner
    • Je connais la souffrance… et je continue

    🔚 En résumé

    La Spartan Race sans assistance, c’est un défi dans le défi. Il faut :

    • Un corps solide et endurant
    • Un grip d’acier
    • Des burpees maîtrisés
    • Un mental prêt à encaisser les erreurs
    • Un équipement testé et prêt pour les pires conditions

    Tu vas tomber, tu vas glisser, tu vas avoir chaud. Mais tu vas aussi te relever, enchaîner, réussir, obstacle après obstacle. Et tu franchiras la ligne sans avoir eu besoin de personne. Si tu veux plus de détails, je t’invite à aller voir ma vidéo à ce sujet !

  • Ironman 70.3 : Conseils & Leçons de Mon Premier Format Long

    La semaine dernière, j’ai terminé mon tout premier Ironman 70.3. Le format L du Frenchman de Carcans : 1,9 km de natation, 90 km de vélo, et un semi-marathon pour finir (21 km).

    Voici ce que j’ai appris, et ce que j’aurais aimé qu’on me dise avant de me lancer.


    1. La peur d’abandonner est normale (et largement surmontable)

    Avant la course, ma plus grosse angoisse, c’était de ne pas aller au bout. D’abandonner. De me retrouver bloqué·e en pleine course, sec·ou physiquement, ou de craquer mentalement.

    Mais la vérité, c’est que si tu suis un plan d’entraînement structuré (et que tu t’y tiens à peu près sérieusement), tu peux finir. Même si t’es pas un·e athlète pro, même si tu ne te sens pas toujours “prêt·e”. Ce format est exigeant, mais il est accessible à tous ceux qui s’en donnent les moyens. Si tu veux te lancer dans le triathlon, voici un guide complet.


    2. L’entraînement ironman 70.3 est plus dur que la course

    C’est peut-être le truc le plus surprenant : le jour de la course, tu profites. Tu es dans l’énergie, l’ambiance, le flot. Tu vis ce que t’as préparé depuis des semaines.

    Le plus dur, c’est tout ce qui mène jusque-là :
    ⏳ les longues sorties,
    🌧️ les entraînements sous la pluie,
    🧠 les matins sans motivation,
    🥴 les week-ends où t’annules tout pour “faire ton brick”.

    Mais une fois que tu prends le départ, c’est une fête.

    entrainement nage triathlon
    entrainement vélo triathlon
    entrainement running triathlon

    3. Tu ne feras pas le temps que tu espérais — tu feras le temps que tu as travaillé

    On a tous un chrono en tête. Une allure idéale, un “ça serait cool si je faisais…”

    Mais le jour J, c’est ton corps qui parle. Et il dira ce que tu lui as appris en entraînement. Pas plus, pas moins. Et c’est OK. Ce chrono-là, tu l’auras mérité. C’est pas un hasard, c’est le résultat.


    4. La natation ? Une machine à laver géante

    Chaque départ en triathlon, c’est le chaos. Mais là, sur 1,9 km, t’as largement le temps d’être secoué·e.
    Beaucoup de coups, d’eau dans la bouche, de vision brouillée. Le plus important ? Rester calme.

    Mon conseil :
    1. Apprends à basculer sur le dos si t’as besoin de souffler.
    2. Respire lentement, reprends tes repères.
    3. Ne panique pas. Ça passe.

    natation ironman 70.3
    Entrainement vélo
    natation ironman 70.3
    Jour de l’Ironman 70.3

    5. Le vélo : kiff, erreurs, leçon

    J’ai adoré cette partie. Les sensations, le rythme, la vitesse. Mais j’ai aussi fait une grosse erreur : j’ai oublié mes gels dans mon sac de transition. Résultat ? Un petit coup de mou évitable.

    💡 Conseil : fais une checklist la veille. Et entraîne-toi à t’alimenter sur le vélo. C’est vital.
    🚴 Et prends le temps de tester plusieurs selles et positions : 90 km, c’est long.

    Jour de l'Ironman 70.3
    Entrainement vélo
    Jour de l'Ironman 70.3
    Jour de l’Ironman 70.3

    6. La course à pied, c’est 100 % mental

    Arrivé·e à ce stade, ton corps est cuit. Ce sont pas tes jambes qui avancent, c’est ta tête. Et si t’as pas bossé les transitions en entraînement (surtout vélo ➡️ course), tu risques de morfler.

    🏃‍♀️ Entraîne-toi à courir fatigué·e.
    📉 Accepte que tu seras lent·e. Et avance quand même.

    Jour de l'Ironman 70.3
    Entrainement de course à pied
    Jour de l'Ironman 70.3
    Jour de l’Ironman 70.3

    7. Ça passe (trop) vite. Profite.

    Malgré l’effort, malgré la douleur, malgré les heures : ça file. Et quand tu passes la ligne, tu veux déjà recommencer. Tu te dis : “C’est tout ? C’est déjà fini ?”

    Alors pendant la course :
    ✨ Regarde autour de toi.
    👏 Kiffe l’ambiance.
    💛 Sois fier·e de ce que tu fais.
    🎉 Et savoure chaque minute.


    En conclusion

    Faire un Ironman 70.3, c’est pas juste cocher une case sur une bucket list. C’est vivre une aventure avec soi-même. C’est se préparer sérieusement, se dépasser, se faire peur… et s’amuser.

    Si tu prépares ton premier triathlon long : tu peux le faire. Reste structuré·e, reste humble, mais fonce.

    Et surtout : n’oublie pas tes gels.

    Tu veux en discuter ? Me poser des questions ? Ou me dire que t’as toi aussi oublié ton ravito ?
    ➡️ Viens me parler sur Insta : lauren_bdr

  • Arrêter de fumer : comment j’y suis enfin arrivée

    Arrêter de fumer, ce n’est pas juste écraser une dernière cigarette. C’est un bouleversement physique, mental, social. C’est la reconstruction d’un mode de vie. Et dans mon cas, c’est littéralement devenu le plus grand combat de ma vie.

    Aujourd’hui, je peux dire que j’ai arrêté de fumer. Définitivement. Et j’ai même terminé un Half Ironman cette année. Rien que d’écrire ces mots, j’en ai des frissons. Mais le chemin pour en arriver là a été long, semé d’obstacles, de rechutes, de prises de conscience, et surtout, de transformation. Voici mon histoire.


    Le commencement : une addiction précoce, banalisée

    J’ai commencé à fumer très jeune. Vers 10 ans, je piquais des cigarettes dans le paquet de mes parents pour jouer à faire “comme les grands”. À 13 ans, je fumais déjà régulièrement. À l’époque, tout le monde fumait autour de moi : mes parents, mes copines, les adultes. C’était presque un rite de passage.

    Arrêter de fumer : comment j’y suis enfin arrivée
    Moi à 12 ans mimant l’acte de fumer

    J’ai grandi dans un environnement où fumer était non seulement accepté, mais aussi valorisé. La clope faisait partie du style, du quotidien, des soirées. À Paris, c’était même carrément l’image de la Parisienne libre et rebelle. Alors moi aussi, j’ai fumé. Beaucoup. Tout le temps. Jusqu’à un paquet par jour. Parfois deux, en soirée.

    Arrêter de fumer : comment j’y suis enfin arrivée
    Moi à 15 ans en soirée à Paris

    La cigarette, un refuge… mais à quel prix

    Fumer n’était pas qu’une dépendance physique à la nicotine. C’était un refuge mental et social. Rouler une clope, allumer un feu, faire le geste… ça me donnait de la contenance. Ça me permettait d’exister dans une conversation, de marquer une pause, de créer du lien. Fumer m’aidait à supporter le stress, à fuir les malaises sociaux, à remplir les silences.

    Arrêter de fumer : comment j’y suis enfin arrivée
    Moi à 16 ans

    Mais avec le recul, je me rends compte à quel point je me suis enfoncée dans une addiction identitaire. Je ne faisais pas que fumer : je me définissais par la cigarette. Elle faisait partie de mon style de vie, de mon personnage.


    Le corps en souffrance, le mental à bout

    Pendant mes années d’études, j’étais en colocation, en roue libre, je faisais la fête, je mangeais mal, je fumais plus que jamais. Pas de sport. Une peau terne. Une fatigue constante. Des rhumes à répétition. Mon corps envoyait des signaux d’alarme, mais je ne voulais pas les écouter.

    Je suis de nature extrême. Quand je fais quelque chose, je vais au bout. Jusqu’à l’excès. Et pendant longtemps, j’ai fait du mal à mon corps sans m’en rendre compte. Ou plutôt, sans vouloir l’admettre.


    La première prise de conscience

    Vers 22-23 ans, j’ai commencé à envisager l’arrêt du tabac sérieusement. Ce n’était pas encore définitif, mais je testais des périodes d’abstinence. Un peu comme des challenges personnels.

    Ma méthode ? Profiter des changements d’environnement. En stage à l’étranger, je profitais de l’occasion pour repartir de zéro. Nouvelle ville, nouvelles habitudes. En Allemagne, j’ai arrêté de fumer, j’ai commencé à courir, à mieux manger. Et ça fonctionnait… tant que je restais loin de mes repères habituels.

    Mais à chaque retour en France, les vieilles habitudes reprenaient le dessus. Les soirées, les amis fumeurs, le stress des études… tout me ramenait à la cigarette. C’était un cycle sans fin.


    La rechute professionnelle : une spirale descendante

    Après mes études, j’ai déménagé en Suisse pour commencer à travailler. Le choc a été violent. Finie la flexibilité étudiante, place à la routine métro-boulot-dodo. Je n’étais pas prête.

    Fatiguée, désorientée, je rechute de plein fouet : cigarettes, alcool quotidien, plats tout prêts, zéro activité physique. J’étais mal dans ma peau, mal dans ma tête, et surtout déconnectée de mon corps.


    Le déclic de Noël (et le rôle du sport)

    Noël 2020. Je me pèse chez ma grand-mère. Le chiffre sur la balance me frappe de plein fouet. Je ne me reconnais plus. Ce jour-là, j’ai pris une décision : ça suffit.

    Mon père, qui avait commencé les triathlons, m’a embarquée avec lui pour une compétition. L’ambiance, la bienveillance des participants, l’énergie du sport… c’était un choc. Une révélation. Je voulais, moi aussi, ressentir cette fierté, ce dépassement, cette connexion au corps.

    Arrêter de fumer : comment j’y suis enfin arrivée
    Snap de mon père après un triathlon

    À partir de ce moment, j’ai tout changé progressivement. Pas du jour au lendemain. J’ai tâtonné. Trop de sport, pas assez, mauvaise alimentation, puis équilibre.

    Mais la cigarette, elle, est restée sur le bord du chemin. Sans même que je m’en rende compte, je ne ressentais plus le besoin de fumer. Parce que j’étais occupée à construire quelque chose de plus fort, de plus sain.


    Le vrai changement : reconstruire un mode de vie

    Quand j’ai arrêté de fumer, j’ai cru que tout allait s’arranger tout seul. Mais ce que j’avais oublié, c’est à quel point mon corps avait été maltraité pendant des années. J’étais essoufflée après une volée d’escaliers, incapable de courir plus de 2 minutes, et chaque tentative de sport me ramenait brutalement à une réalité : je repartais de zéro. Le découragement a été total au début. Pourtant, j’ai persisté. J’ai commencé doucement, par de la marche rapide, puis du footing, puis un jour… je me suis lancée un défi fou : faire un triathlon.

    Arrêter de fumer : comment j’y suis enfin arrivée

    Un an plus tôt, j’étais une fumeuse festive avec 20 kg en trop. Aujourd’hui, j’ai enchaîné un triathlon S, deux formats M, et même un half-ironman. Ce parcours n’a rien eu d’évident. J’ai douté, j’ai pleuré, j’ai eu mal. Mais j’ai aussi appris à écouter mon corps, à le reconstruire, à le respecter. Le sport est devenu bien plus qu’un outil de transformation : il est devenu mon ancrage, mon moteur, et ma revanche sur cette période où je croyais que la clope me définissait.

    Aujourd’hui, je peux dire que j’ai arrêté de fumer depuis plus de deux ans. Je n’en ai plus envie. Plus besoin. Et je sais que je ne recommencerai jamais.


    Avant / Après : une transformation totale

    AvantAprès
    1 à 2 paquets de clopes par jour0 cigarette depuis plus de 2 ans
    Soirées, malbouffe, fatigue, anxiétéAlimentation équilibrée, sport régulier
    Poids en hausse, peau terne, perte d’énergie-20 kg, teint lumineux, regain de vitalité
    Aucune activité physiqueParticipation à un Half Ironman
    Déconnexion de mon corpsConfiance, fierté, force intérieure

    Mes conseils pour arrêter de fumer durablement

    1. Change d’environnement : même temporairement. Le contexte joue un rôle énorme.
    2. Trouve une source d’inspiration : un proche, un modèle, un objectif.
    3. Bouge ton corps : pas pour “compenser”, mais pour te reconnecter.
    4. Accepte les rechutes : elles font partie du processus. Ce n’est pas un échec.
    5. Redonne du sens à ta vie : fumer comble un vide. Trouve autre chose pour le remplir.

    Conclusion : arrêter de fumer, c’est reprendre sa vie en main

    Je ne regrette pas d’avoir fumé. Ça a fait partie de mon histoire. Mais je suis immensément fière d’avoir arrêté. Et surtout, d’avoir reconstruit une vie alignée avec qui je suis vraiment.

    Arrêter de fumer n’est pas facile. Mais c’est possible. Et ça vaut le coup. Vraiment.

  • Comment débuter le triathlon : mon guide complet pour bien se lancer

    Tu veux te lancer dans le triathlon, mais tu es un peu perdu(e) parmi toutes les infos qu’on trouve en ligne ? Tu es au bon endroit. Il y a un an, j’étais exactement à ta place. Je fumais, je buvais, je faisais la fête, et j’avais 20 kg de plus. Puis j’ai décidé de changer de vie… en commençant par un triathlon.

    Aujourd’hui, après un triathlon S, puis deux M, et un half-ironman je veux partager avec toi mes meilleurs conseils pour bien débuter ce sport complet et ultra stimulant. Que tu sois totalement débutant ou déjà sportif, tu trouveras ici les clés pour te lancer dans le triathlon sans te décourager.


    1. Bien définir son objectif en triathlon

    Avant tout, il est crucial de choisir le bon format de triathlon. Pourquoi ? Parce qu’un mauvais choix peut te dégoûter du sport. Il existe plusieurs formats de triathlon :

    • Triathlon S (Sprint) : 500 m de natation, 20 km de vélo, 5 km de course.
    • Triathlon M (Olympique) : 1,5 km de natation, 40 km de vélo, 10 km de course.
    • Triathlon L : 3 km de natation, 80 km de vélo, 20 km de course.
    • Triathlon XL / Ironman : pour les plus expérimentés, à ne pas envisager pour une première fois.

    Si tu débutes comme moi à l’époque, choisis un triathlon S. Crois-moi, 5 km de course après avoir nagé et pédalé, c’est déjà un défi énorme !

    triathlon transitions

    2. Se documenter : la clé pour progresser sereinement

    Le triathlon est un sport d’endurance très complet qui nécessite des compétences différentes en natation, cyclisme et course à pied. Il est donc indispensable de se former et de s’informer. YouTube, livres, blogs, forums… utilise toutes les ressources disponibles. Plus tu comprendras les exigences du triathlon, mieux tu pourras t’organiser.

    Commence dès maintenant à travailler ton cardio : c’est la base pour progresser dans les trois disciplines.


    3. Suivre un programme d’entraînement structuré

    Créer un programme d’entraînement m’a aidée à rester motivée et disciplinée. Voici comment je l’ai construit :

    • 1 séance de natation par semaine
    • 1 séance de vélo
    • 1 séance de course à pied
    • 1 séance de renforcement musculaire
    • Et quelques sports “bonus” selon mes envies

    Je m’étais engagée sur 6 mois de préparation, avec une progression douce en intensité. Même quand je doutais de moi, le fait de voir mes “cases vides” dans mon planning me rappelait mes engagements. Tu ne te sentiras jamais totalement prêt(e), mais tu le seras, crois-moi.

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    4. Ne te compare pas aux autres

    Le triathlon est un sport personnel. Mes performances peuvent sembler faibles pour certains et impressionnantes pour d’autres. Ce qui compte, c’est ta progression à TOI.

    médaille triathlon

    Par exemple mon premier triathlon M, j’ai fait ces temps :

    • Natation : 1,5 km en 36 minutes
    • Vélo : 40 km en 1h40
    • Course à pied : 10 km en 1h10

    Ma fierté ? Avoir doublé ma distance de course en réduisant quasiment mon temps de moitié depuis mon tout premier triathlon.


    5. La natation : la discipline qui fait le plus peur

    La natation est souvent l’étape la plus redoutée. Pour bien la vivre :

    • Travaille ta technique de crawl (plus efficace que la brasse)
    • Apprends à gérer ta respiration
    • Utilise tes bras plus que tes jambes, pour préserver ton énergie pour la suite
    natation

    Fais aussi des petites courses en eau libre avant le jour J pour vaincre la peur de l’environnement naturel. Pour moi, le Défi Monte-Cristo m’a permis d’aborder mon triathlon sans stress.


    6. Les transitions : un vrai gain de temps

    Les zones de transition sont souvent négligées, mais elles peuvent te faire gagner de précieuses minutes. Entraîne-toi à :

    • Changer rapidement de discipline
    • Organiser ton matériel de manière logique
    • Simplifier ta tenue (évite les multiples changements)

    Petit tip : investis dans une trifonction (ou pas !). Perso, j’ai fait mon triathlon en t-shirt et short sous ma combinaison néoprène, et ça a très bien marché.

    triathlon

    7. L’équipement : faire les bons choix sans exploser son budget

    Le triathlon peut sembler coûteux, mais ce n’est pas une fatalité :

    • Loue ton vélo si tu débutes
    • Renseigne-toi sur les aides de l’État pour l’achat d’un vélo
    • Investis dans une bonne paire de chaussures de course – c’est l’élément le plus important pour ton confort et ta performance

    J’ai commencé avec des baskets à 10€… l’enfer ! Une vraie paire adaptée m’a changée la vie. Aujourd’hui voilà ce que j’utlise:


    Conclusion : lance-toi, même imparfaitement

    Le triathlon m’a transformée. Ce n’est pas qu’un sport : c’est une aventure personnelle, une école de discipline, de dépassement de soi, de résilience.

    Tu n’as pas besoin d’être parfait(e) pour commencer. Tu as juste besoin d’une envie sincère de progresser. Alors choisis ton triathlon, commence à t’entraîner et savoure chaque étape du chemin.


    👉 Et toi, quel est ton objectif triathlon cette année ? Partage-le en commentaire !

  • Ironman 70.3 : Mon Plan d’Entraînement et Mes Leçons Apprises

    Il y a trois ans, j’étais une grosse fêtarde. Fumeuse invétérée, la nuit était mon élément, et le sport… une idée aussi lointaine que courir un marathon dans un désert. Mais tout a changé. Ma santé déclinait, mon énergie aussi, et un jour j’ai décidé de reprendre le contrôle. Cette décision, aussi difficile qu’elle ait été, a marqué le début d’un parcours vers l’Ironman 70.3.

    avant ma reprise du sport
    j’avais toujours une bière à la main…
    avant ma reprise du sport
    … je voyais mon corps et surtout ma santé changer

    🎬 Le déclic : du paquet de clopes au premier dossard

    Ma première tentative : un triathlon format S (sprint). 750 m de natation, 20 km de vélo et 5 km de course à pied. Oui, je fumais encore à ce moment-là. Et autant dire que je l’ai senti passer. Une petite crise de panique dans l’eau, zéro aisance sur le vélo, et les 5 km de course ont été un calvaire. Mais j’ai tenu bon. J’ai franchi la ligne. J’ai compris que j’avais envie d’aller plus loin, d’explorer jusqu’où je pouvais aller si je changeais vraiment.

    mon premier triathlon format s
    ma première médaille

    🏊‍♀️ Année 2 : arrêt du tabac et triathlon M

    L’année suivante, je me suis engagée sur un triathlon format M (olympique). 1500 m de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied. Cette fois, sans cigarette. Et quelle différence ! J’ai eu de super sensations, même si le parcours restait challengeant. Je ne visais pas un chrono, juste finir, et le plaisir était là. J’étais fière, motivée, et plus que jamais décidée à continuer sur cette voie.

    triathlon M olympique
    une montée douloureuse et…
    triathlon M olympique
    je suis arrivée troisième avant le dernier mais je l’ai fait !

    ⛰️ Année 3 : ambitions VS réalité

    Le triathlon M (olympique) de Cagnes et sa grosse ascension m’ont ramenée à la réalité : je m’étais trop reposée sur mes acquis. Mon entraînement n’avait pas été suffisant, et mon corps n’avait pas suivi mes ambitions. J’ai terminé sans problème, mais avec une pointe d’amertume. Pas assez préparée. Pas assez rigoureuse. Je me suis alors promis : plus jamais ça.

    triathlon m
    sortie de l’eau

    📅 Ironman 70.3 : 6 mois de préparation, pour de vrai

    Cette année, j’ai décidé de faire les choses sérieusement. Objectif : Ironman 70.3, soit 1,9 km de nage, 90 km de vélo, 21 km de course. Et pour ça, j’ai bloqué 6 mois de training, avec un vrai plan structuré.

    🧗‍♀️ Les phases :

    • Ramp-up (8h/semaine) : 3 séances par sport par semaine, montée en volume progressive.
    • Peak (jusqu’à 14h/semaine) : longues sorties, fractionnés, enchaînements (brick sessions), fatigue extrême.
    • Déload (2 semaines) : réduction de charge avant la course.

    En parallèle, j’ai aussi commencé le 75 Hard, un programme mentalement exigeant qui m’a beaucoup aidée à rester disciplinée.

    triathlon vélo
    ironman préparation
    lors d’une sortie longue du dimanche

    💥 Les vraies difficultés… et les imprévus

    Ce qu’on ne voit pas sur Instagram, c’est le quotidien qui va avec. Le véritable challenge, ce n’est pas que le volume d’entraînement. C’est la logistique, le mental, et le reste de la vie à faire tourner.

    • Gérer le travail, la vie sociale, les amis, la famille.
    • S’entraîner avec la grippe, les rhumes, les baisses d’énergie.
    • Trouver une stratégie pour les shampooings, lessives, batch cooking, plan B météo, ou un meeting qui tombe au mauvais moment.
    • Faire du vélo un dimanche au lieu de traîner en brunch.
    • Sortir courir sous la pluie, la neige, dans le froid ou les allergies au pollen.
    • Gérer les courbatures, les petites blessures, et parfois… les jugements extérieurs.

    Et puis il y a les détails : oublier ses affaires, pas de toilettes en vue quand on en a vraiment besoin, un coup de soleil mal placé, la frustration de rater une séance.

    🧠 Du physique… au mental

    La vraie différence entre un triathlon M et un L, ce n’est pas juste les distances. C’est le mental. Tenir, même quand on n’a plus envie. Se lever tôt, se coucher tôt. Renoncer à des sorties. Choisir l’inconfort. S’imposer une discipline constante.

    Et même avec tout ça, il m’est arrivé de négliger la récupération. J’avais une culpabilité persistante de ne pas en faire “assez”. Résultat : blessure. Une semaine sans sport. Puis une maladie, sûrement liée à la fatigue accumulée. Trois semaines perdues. Et autant de frustration.

    préparation ironman
    Cette Lauren là, qui ne pouvait pas nager 25 m d’une traite, est fière de moi quelles que soient mes performances.

    💡 Ce que j’ai appris

    • Le mental est un muscle, il se travaille chaque jour.
    • Le repos est un entraînement, aussi important que la séance elle-même.
    • Un bon plan c’est bien, mais savoir l’adapter, c’est essentiel.
    • Ce n’est pas le plus fort qui réussit, mais le plus résilient.
    • L’important, ce n’est pas d’être “prêt”, mais de se lever chaque matin avec l’envie de progresser.

    Aujourd’hui, je suis sur la ligne de départ d’un semi-Ironman. Ce n’est pas juste une course. C’est le symbole de tout ce chemin parcouru, des cendres de mes cigarettes à ces heures passées à pédaler dans le froid. Peu importe le chrono : j’ai déjà gagné quelque chose de bien plus grand.

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  • Mon avis sur Crime et Châtiment: anatomie d’un esprit en crise (no spoiler)

    Crime et Châtiment de Fedor Dostoïevski est un classique de la littérature russe, publié en 1866, est bien plus qu’un simple récit criminel : c’est une exploration vertigineuse de la conscience humaine, du remords, de la culpabilité, et de la possibilité d’un salut.

    Derrière ses 749 pages, le roman déploie un monde dense et sombre, celui de la Russie du XIXe siècle, encore tsariste, marquée par la pauvreté, l’injustice sociale, et une lutte constante entre les idées modernes et les valeurs traditionnelles. Saint-Pétersbourg y est dépeinte comme une ville oppressante, moite, misérable, presque délabrée, dont les rues étroites et les appartements étouffants deviennent des extensions symboliques de l’esprit torturé de Raskolnikov.

    crime et châtiment lecture
    Russie de XIXe siècle
    crime et châtiment
    Appartement du XIXe siècle

    L’intrigue et son rythme: Entre action et introspection

    L’histoire suit cet étudiant pauvre et isolé qui commet un meurtre, persuadé qu’il peut le justifier par une théorie morale radicale. Mais loin de se sentir renforcé par son acte, il s’effondre peu à peu sous le poids de sa culpabilité. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la façon dont Dostoïevski installe dès les premières pages une tension psychologique prenante. Le roman commence fort, puis ralentit légèrement pour poser un décor riche et oppressant – ce qui peut provoquer quelques longueurs, certes, mais qui sert à renforcer l’immersion.

    Des dialogues inoubliables: Quand la pensée devient prison

    Le sommet du roman, pour moi, ne réside pas dans une action spectaculaire, mais dans la qualité sublime de certains dialogues. Les échanges avec Sonia, Porphyre et surtout Svidrigaïlov sont, à mon sens, les plus réussis. Ce sont des moments d’une intensité rare, où la parole devient un révélateur de l’âme. Ces dialogues sont profondément humains, parfois troublants, souvent bouleversants, et ce sont eux qui provoquent les véritables changements chez Raskolnikov : ses idées évoluent, ses émotions se déstabilisent, et sa perception du monde vacille au fil de ces rencontres.

    Une ambiance lourde, parfaitement retranscrite

    Les descriptions sont quant à elles d’une grande justesse. L’ambiance est si bien rendue que l’on ressent physiquement les lieux, l’atmosphère, l’angoisse des personnages. On est véritablement dans la pièce avec eux, à vivre leurs dilemmes, leurs silences, leurs tensions.

    La fin du roman, plus posée, offre une forme de soulagement. Elle n’est pas une résolution définitive, mais elle ouvre la porte à une possible lumière, à une rédemption en devenir. C’est une conclusion émotive et puissante, à l’image du roman dans son ensemble.

    En bref: ⭐⭐⭐⭐1/2

    Crime et Châtiment est pour moi une œuvre magistrale. Je lui donne 4,5 étoiles sur 5 : malgré quelques lenteurs qui m’ont un peu freiné à certains moments, c’est un livre sublime, dense, intelligent, et profondément humain. Un incontournable pour qui aime les grandes œuvres qui font réfléchir, ressentir, et rester longtemps en tête. Par ici pour découvrir d’autres livres!

  • Les Livres Que Je Recommanderais à Tout le Monde (no spoiler)

    Il y a des livres que l’on termine à regret. Des histoires si intenses qu’elles nous hantent, des personnages qui deviennent presque des compagnons de route, et des pages qu’on tourne en souhaitant que ça ne s’arrête jamais. Voici trois romans qui m’ont récemment bouleversée, fascinée, je les recommande tous les trois… les yeux fermés !

    Red Rising – Pierce Brown ⭐⭐⭐⭐⭐

    Une révolte secrète au cœur d’un système oppressif

    Red Rising, c’est un voyage fulgurant dans un monde dystopique structuré par une hiérarchie de couleurs, où les “Rouges” vivent sous terre, esclaves d’un système qu’ils ignorent totalement. Pierce Brown ne prend pas le lecteur par la main : il l’entraîne tête la première dans un univers violent, complexe et codifié. Le style est percutant, rythmé, presque cinématographique. Chaque chapitre est une montée en tension, chaque retournement de situation teinte l’histoire d’une noirceur ou d’un éclat nouveau.

    Ce qui rend Red Rising inoubliable, ce n’est pas seulement son univers, mais l’intelligence de sa construction narrative. Brown joue avec les attentes, multiplie les faux-semblants et tisse un récit où la stratégie, la survie et l’émotion se mêlent avec virtuosité. C’est un livre que j’ai lu en apnée, et que je rêverais de pouvoir redécouvrir comme si c’était la première fois.

    Livre: red rising lecture réaction
    Un livre, une réaction

    Mais si vous me demandez VRAIMENT mon avis sur Red Rising… Je dois l’avouer : j’ai eu un petit crush pour Darrow. C’est le genre de héros qu’on adore suivre, à la fois brillant, impulsif, vulnérable et farouchement déterminé. Il n’est jamais lisse, toujours en lutte – contre le système, contre les autres, contre lui-même. On vit ses choix, ses blessures, ses victoires… et on ne peut s’empêcher de s’y attacher.

    Les Lions de Sicile – Stefania Auci ⭐⭐⭐⭐⭐

    Une fresque familiale dans la Sicile du XIXe siècle

    Avec Les Lions de Sicile, Stefania Auci nous plonge dans une saga familiale aussi puissante qu’émouvante. L’histoire suit l’ascension des Florio, une (vraie) famille de commerçants ambitieux dans la Sicile du XIXe siècle, entre traditions figées et modernité naissante.

    L’écriture est somptueuse : elle mêle la rigueur historique à une sensibilité littéraire rare. Il y a quelque chose de profondément humain dans sa manière de raconter l’ambition, le sacrifice et les liens du sang. C’est un roman à la fois enraciné dans son époque et incroyablement contemporain dans ce qu’il dit des rapports de pouvoir et de famille. Une lecture inoubliable.

    Un livre, une réaction les lions de sicile
    Un livre, une réaction

    Mais si vous me demandez VRAIMENT mon avis sur les lions de sicile…. Je me suis très vite attachée aux personnages, au point d’être totalement investie dans leur destin. Certains m’ont profondément touchée, d’autres m’ont fascinée – et je me suis même surprise à les admirer. Par moments, j’ai dû m’arrêter pour reprendre mon souffle tant l’intensité émotionnelle était forte… et oui, j’ai même versé une larme à un moment.

    C’est ainsi que nous vivrons – Douglas Kennedy ⭐⭐⭐⭐

    Deux demi-sœurs, deux camps opposés dans une Amérique dystopique

    Dans cette dystopie américaine Et c’est ainsi que nous vivrons, le pays est divisé en deux entités opposées, l’une ultraconservatrice, l’autre progressiste (on est pas si loin des politiques trumpistes et démocrates actuelles). L’histoire repose sur deux demi-sœurs que tout sépare : leur culture, leur territoire, leur vision du monde.

    J’ai lu avec plaisir ce livre d’un bout à l’autre. La plume de Douglas Kennedy est fluide et rend la lecture très accessible. Cela dit, j’ai trouvé plusieurs passages un peu prévisibles, et j’aurais aimé que la complexité des personnages soit plus développée. Malgré cela, l’ensemble reste captivant et mérite clairement d’être lu.

    En bref…

    Ces trois lectures ont chacune, à leur manière, laissé une empreinte en moi. Que ce soit par l’intensité d’un univers dystopique, la profondeur émotionnelle d’une saga familiale ou la tension glaçante d’un futur (trop) plausible. Ce sont des livres que je recommande sans hésiter et que je relirais volontiers.

    Et toi, quels sont les livres que tu as aimés au point de vouloir les redécouvrir comme si c’était la première fois ? Partage-les en commentaire, je suis toujours à la recherche de ma prochaine lecture coup de cœur.